Mine Jeffrey: Réflexions sur l’amiante

Mine Jeffrey: Réflexions sur l’amiante

18 novembre 2010 à 18 h 06 

La Conférence régionale des élus (CRE) de l’Estrie amorce jeudi sa réflexion sur la place de l’amiante dans la région. Elle entendra à huis clos des spécialistes de la santé, du développement économique régional de même que les dirigeants de Mine Jeffrey.

Le gouvernement du Québec exige de connaître l’opinion des élus de la région avant de décider s’il accordera ou non une garantie de prêt de 58 millions de dollars pour permettre la relance des activités de la mine. 

« C’est plus les sujets de préoccupation qui ont déterminé qui serait là. Évidemment, il y a des représentants du ministère du Développement économique qui vont nous parler des impacts économiques de l’exploitation de l’amiante chez nous. Les autres sont des gens qui vont venir par exemple du ministère de l’Environnement et du Développement durable. Il y aura des gens de la santé qui vont venir nous parler de l’impact de la santé des travailleurs et également des utilisateurs », explique le président de la CRE, Maurice Bernier. 

Bernard Coulombe, le président de Mine Jeffrey, a été le premier à prendre la parole. Il a présenté le projet de la mine souterraine. Il était accompagné de la coopérative des travailleurs et la Centrale des syndicats démocratiques (CSD). 

Afin de réaliser les travaux pour permettre l’exploitation de la mine, l’entreprise a besoin d’argent. Récemment, Bernard Coulombe et la coopérative des travailleurs ont accepté une offre d’achat d’un consortium. Une condition demeure toutefois, soit l’obtention d’une garantie de prêt du gouvernement provincial. 

« Ça s’est bien passé. Je pense que les gens sont ouverts et ils écoutent. Les questions qu’ils posent sont des questions que le grand public pose. La moitié de ma présentation c’était sur le côté économique, mais j’ai voulu aussi dans un deuxième temps défendre mon produit […] », a déclaré M. Coulombe. 

La coopérative des travailleurs, la CSD ont aussi partagé leurs informations. Le président de la CSD, François Vaudreuil, a bon espoir que le projet aura l’appui de la région tout comme de Québec. « Je demeure très optimiste quant à la position de M. Gignac et la position du gouvernement de façon générale. Je ne sens pas que ce gouvernement veut céder aux pressions démagogiques du mouvement antiamiante.  

Le ministère de la Santé a aussi fait son rapport dans ce dossier. Le ministère du Développement économique et de l’Industrie ainsi que le ministère des Ressources naturelles ont parlé des enjeux économiques. 

Rappelons que le projet de mine souterraine, qui créerait 450 emplois, est vivement critiqué par certains organismes du domaine de la santé. Son exploitation est garantie pour 25 ans. 

C’est en décembre que la CRE rendra publique sa position dans le dossier de l’amiante.

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